![]() En 1898 l'empereur Guillaume II, accompagné de son épouse et de toute une suite accomplit un voyage de près d’un mois dans l’empire ottoman, perpétuant ainsi les bonnes relations de ses ancêtres avec la Sublime Porte. Il signa un traité d'amitié, de commerce et de navigation avec le sultan Abdul Hamid II et assura la poursuite de la construction du chemin de fer de Bagdad. Le "pèlerinage" de l'empereur culmina dans son discours de Damas dans lequel il se proposait comme protecteur des 300 millions de musulmans vivant alors dans le monde. L’agence de voyage Cook’s fut chargée de l’organisation de la visite impériale à Jérusalem et ce fut Frank Cook, le petit-fils du fondateur Thomas Cook qui y présida. En 1882, il avait déjà servi de guide aux deux fils du roi Edouard VII, le Prince Albert Victor et le Prince George, futur George V. Le sultan engagea de grands travaux pour la visite de Guillaume II : une gare imposante fut construite, les fossés autour de la citadelle de David furent comblés, tandis qu’une portion de la muraille de la vieille ville fut abattue, à la hauteur de la porte de Jaffa, pour permettre à la voiture impériale d’entrer dans la cité. Pendant les quelques jours qu’il passa à Jérusalem, Guillaume II rencontra Théodore Herzl, l’initiateur du mouvement sioniste qui était venu en Palestine précisément pour y rencontrer le Kaiser. L’audience eut lieu le 2 novembre 1898, dans le camp de l’empereur installé près de la porte de Jaffa. Herzl expliqua sa vision d’un état juif qu’il voulait construire en Palestine sous le protectorat de l'empereur allemand. Guillaume II écouta avec bienveillance et promit d'examiner l'affaire. |
