
Quitte à partir, autant faire toute la route à pied. Exit donc l’option italienne qui m'aurait fait descendre la péninsule puis franchir la mer Adriatique jusqu’en Grèce, la mer Égée jusqu’en Turquie ou la Méditerranée jusqu’à Chypre et au-delà. Pour ne pas quitter la terre ferme, le passage par Istanbul s’imposait. Ce chemin m'a permis d'atteindre rapidement les ex- "pays de l’Est", Terra Incognita qui m’attirait bien plus qu’une Italie ressemblant encore trop au monde que je voulais quitter. |
Rien ne servait de prévoir chacune des étapes par avance. Sur une aussi longue durée, les imprévus sont bien trop nombreux pour espérer se conformer à un programme préétabli qui ne laisserait de surcroît aucune liberté dans une aventure où l'on veut justement la respirer à pleins poumons. |