A pieds de Paris à Jérusalem - Pèlerin d'OrientCartes détaillées du trajet  Accès aux galeries de photos  Accès au diaporama
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Le trajet


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La première page du récit : le départ du marcheur vers Jérusalem...

Quitte à partir, autant faire toute la route à pied. Exit donc l’option italienne qui m'aurait fait descendre la péninsule puis franchir la mer Adriatique jusqu’en Grèce, la mer Égée jusqu’en Turquie ou la Méditerranée jusqu’à Chypre et au-delà. Pour ne pas quitter la terre ferme, le passage par Istanbul s’imposait. Ce chemin m'a permis d'atteindre rapidement les ex- "pays de l’Est", Terra Incognita qui m’attirait bien plus qu’une Italie ressemblant encore trop au monde que je voulais quitter.

5 000 km séparent Paris de Jérusalem par la route. Prenant de nombreux chemins buissonniers, j'en ai parcouru 6 400. Avant de partir, j'avais identifié les principaux points de passage, les obstacles ou les curiosités pour lesquelles j'étais disposé à faire un "détour".

Durant mon périple, effectué en l'an 2000, je n'ai pas marché sur les traces des croisades. Toutefois, l'évidence géographique m'a fait emprunter un trajet proche de celui de la première croisade, notamment la voie empruntée par les hommes de Godefroi de Bouillon.
La comparaison des itinéraires est indiquée à la page sur les croisades.  Haut de page

Au jour le jour

Le marcheur vers Jérusalem

Rien ne servait de prévoir chacune des étapes par avance. Sur une aussi longue durée, les imprévus sont bien trop nombreux pour espérer se conformer à un programme préétabli qui ne laisserait de surcroît aucune liberté dans une aventure où l'on veut justement la respirer à pleins poumons.

Au départ, tout en visant Jérusalem, je n'ai pas projeté mon trajet au-delà d'Istanbul. Sur cette première portion, c'était un ruban d'environ une centaine de kilomètres de large à l'intérieur duquel je laissais les circonstances guider mes pas. Je projetais ma route effective environ 3 jours à l'avance, en fonction des cartes dont je disposais alors, des routes et chemins indiqués, des lieux possibles d'hébergement, et aussi de la fatigue endurée, du temps que j'anticipais, même si je n'ai jamais cherché systématiquement à me procurer de prévisions météorologiques.